allez hop un petit cr :
rdv au local vers 18h30 pour un petit barbecure/apéro d'avant match/saison, une petite vingtaine de personnes de présents. Vers 20h15, les bus passent devant nous alors qu'ils étaient prévus à 20h45. On me prévient du coup que les personnes déjà présentes au stade commencent déjà à monter. Avec Mel, on part dare-dare sur l'esplanade, le reste terminant à la va-vite le barbecue pour nous rejoindre. Finalement, les personnes sont redescendues et l'organisation normale peut se mettre en place. Il y a donc un bus "familial" et un bus semi noyau vu qu'on (car j'en fais partie selon Ouest France) est peu à se déplacer (la faute à la thune ou au boulot). Quelques kékés repérés dès la montée du bus. Malheureusement, durant tout le voyage, ils confirmeront notre première impression.
On part finalement à l'heure prévue, 21h, pour le sud de la France. Au premier arrêt, certains nous font une démonstration de leur talent d'artificier

. On atteint Paris assez rapidement (23h30) mais des travaux sur le périph nous font perdre plusieurs minutes. On s'engage finalement sur l'autoroute du Sud vers 00h30. Dans le bus semi-noyau, ça continue de bien boire, de papoter et de terminer une belote dans le fond du bus. On s'arrête régulièrement pour que les chauffeurs puissent se relayer. On ne rencontre les premiers vrais bouchons qu'au niveau du péage de Villefranche sur Saône que nous passons vers 5h30. C'est seulement à 7h du matin qu'on fait la pause petit déjeuner sur l'aire du Roussillon entre Vienne et Valence. Comme d'hab, petite séance stickage ou sur-sticakge, tentative d'embarquement d'un homme en fluo jaune mais le chauffeur du bus refusera de prendre un passager supplémentaire. On continue notre descente sur Marseille, Morgan alterne l'avant et l'arrière du bus. On passe sans difficulté la gare de péage de Lançon de Provence vers 12h30 alors qu'il y a un bouchon de plusieurs kilomètres en amont (pratique le télépéage !). On arrive aux abords de Marseille vers 13h. Le chauffeur du bus tente de joindre la police afin que l'escorte prévue puisse venir nous chercher. Lors d'une deuxième appel, la fonctionnaire de police fait part qu'elle cherche du personnel de disponible alors que c'était prévu. Du coup, les bus, au lieu de rester pas loin du port, prennent la direction du Vieux Port qu'on atteint à 13h12 précisément. Nouveau coup de fil de la police qui indique qu'elle a personne de disponible pour le moment. Du coup, le chauffeur demande des indications pour se rendre de nous même au Vélodrome. C'est la merde car l'interlocuteur au bout du téléphone n'arrive pas exactement à nous situer, alors qu'on est sur le vieux port! Finalement, on continue notre route et on croise par hasard la voiture de Fabrice et de toute sa petite famille mais le chauffeur ne l'a pas suivi. Alexandra se dévoue alors pour lui indiquer un chemin pour se rendre du côté du Prado, l'endroit toujours indiqué sur les panneaux. On fait un petit tour mais on hésite sur le chemin à prendre, Canebière ou pas Canebière. Entre temps, le conducteur du second bus fait signe au notre de le suivre, un de ses passagers lui a donné ses photocopies du trajet qu'il avait établi sur Mappy. On commence donc une petite visite de certaines rues étriquées de Marseille pour enfin débouler sur le boulevard du Prado. Enfin le stade de Vélodrome est en vue ! On passe devant lui vers 14h mais on tombe sur l'entrée virage sud or le parcage est à côté du virage nord. Commence alors un petit tour du quartier du Vélodrome ou, tour à tour, la sécu de Marseille nous fera aller à plusieurs entrées différentes, aucune ne débouchant sur le parking pour les bus visiteurs. Après 15 minutes, on nous donne enfin le numéro de la porte où il faut rentrer...mais faut payer 5€ par bus pour y entrer ! (sympa le racket). On arrive enfin à bon port vers 14h30. Tout le monde descend des bus et part, en petit groupe, se balader, se restaurer, bronzer, etc...Un rdv est fixé à 19h30 au parking pour ensuite entrer ensemble dans le parcage.
Dès 19h, des petits groupes de caennais attendent à l'ombre des hangars. Le matos est sorti des soutes et des voitures et on se dirige tous vers le hangar numéro 7 où nous devons être fouillé. Au passage, un petit groupe de 5/6 policiers en civil nous dévisage un part un, tentant de repérer sûrement les "fortes têtes". On rentre dans le hangar où on retrouve nos stadiers, venus en J9. La fouille est effectuée par des CRS qui sont très strictes : briquets, petit pack de jus d'orange sont jetés à la poubelle sans que leur propriétaire ne puisse les récupérer ! Puis, premier souci, l'étendard "soutien à nos IDS" est refusé. On cherche quelqu'un pour l'amener dans la voiture. Puis, deuxième souci, beaucoup plus grave celui-ci : les CRS intiment l'ordre à ceux qui portent le tee-shirt "soutien à nos amis IDS" de le retourner afin que l'inscription ne soit pas visible. Plusieurs personnes, pas toute forcément du groupe proteste. Cela a visiblement le don d'énerver le responsable des CRS qui fait réunir tout le monde. Il gueule que tous ceux qui portent ce tee-shirt se dirige contre le mur du hangar ! On se retrouve avec des CRS qui nous coupent du reste des caennais. Là, le chef CRS nous oblige à retirer nos tee-shirts ! Et la liberté d'expression ? C'est une directive nationale, il n'y a pas à discuter ! On tente quand même de le faire infléchir mais il campe sur sa position. On se résigne finalement à retirer nos tee-shirts. Le CRS nous indique qu'on pourra les récupérer à la fin du match sans nous en dire plus. On lui dit du coup de ne pas les garder, on le voyait venir mais de les donner à notre responsable des stadiers. Ce qui fut fait. J'en profite pour narrer cet incident par téléphone à des journalistes, on ne sait jamais.
Après cet incident dans le hangar, on peut finalement rentrer dans le parcage au cri de "soutien à nos IDS" ! On descend dans la tribune tout en continuant de chanter ce chant. Quelques membres des Yankees nous applaudissent. Puis quelques minutes plus tard entonnent le chant "et les caennais c'est des PD"

Le parcage se remplit progressivement. A vu de nez, je dirais 500 personnes, ce qui est pas mal. Sans méga (mais avec la voix), le noyau tente de lancer des chants mais vu le nombre élevé de touristes, il n'y aura guère plus de 40 personnes à chanter en début de match avec nous. Même les gestuelles sont peu reprises. Il faut attendre la deuxième mi-temps et le but pour que certains supporters se rapprochent de nous et se mettent à chanter (mention spécial à un couple dont l'homme avait une voix qui porte !). Malgré la douche froide du but marseillais, on est encore beaucoup à chanter, foufoune lançant plusieurs chants à lui tout seul

Sur le deuxième but, c'est le chaos avec montée au filet à l'ancienne. Les chants redoublent d'autant plus que les Marseillais se retrouvent amorphe.
A la fin du match, sous l'impulsion de Pape Fall, tout le staff et l'équipe vient nous saluer ! Mollo est l'un des plus enthousiastes, on a l'impression qu'il est caennais depuis plusieurs années ! 23h15, les CRS nous laissent enfin quitter le parcage, on regagne nos bus. ET là, oh surprise, une escorte est prévue ! On repart du stade vers 23h30 et en moins de 10 minutes, on se retrouve sur l'autoroute. Le retour se fait dans un calme car tout le monde est claqué. Du coup, les pauses sont plus courtes et moins nombreuses. Ce qui fait que le premier bus arrive sur l'esplanade de d'Ornano à 13h30, le second 10/15 minutes plus tard.
En résumé, une bonne soirée sur le terrain et dans le parcage mais une mauvaise soirée concernant l'avenir dans les tribunes françaises....